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BIBLIOTOPIA 2018
Week-end des littératures autour du monde

Du 4 mai au 6 mai 2018
BIBLIOTOPIA 2018

Événement
terminé

Écoutez des voix d’ailleurs, conversez par-delà les frontières, conjuguez les imaginaires, cheminez sur des routes nomades en compagnie des écrivain·es : Tahmima Anam, Tahar Ben Jelloun, György Dragomán, Xiaolu Guo, Yasmina Khadra, Gazmend Kapllani, Cécile Ladjali, Linda Lê, Katja Petrowskaja, Vladimir Vertlib…
et des chanteuses et musiciennes Noa et Maya Youssef.

Programme du vendredi 4 mai

18h30 Rencontre croisée Cécile Ladjali et Linda Lê
Langue et littérature, terres de liberté
Modération : Salomé Kiner
En français

Biographies

Cécile Ladjali, née à Lausanne en 1971 de mère iranienne, est élevée en France par ses parents adoptifs. Agrégée de lettres modernes, titulaire d’un doctorat sur la figure de l’androgyne dans la littérature de la fin du XIXe siècle, elle enseigne le français dans le secondaire ainsi qu’à l’université Sorbonne-Nouvelle. Romancière, dramaturge, essayiste, Cécile Ladjali a notamment publié, côté fiction, Les souffleurs (Actes Sud, 2004), La chapelle Ajax (2005), Louis et la jeune fille (2006), Shâb ou la nuit (2013, prix du Roman Métis des Lycéens), Illettré (2015) et Bénédict (2018), où reviennent les thèmes qui lui sont chers des appartenances duales, de la quête des origines et de la puissance des mots. Sont également parus les essais Éloge de la transmission (Albin Michel, 2003), en collaboration avec George Steiner, et Mauvaise langue (Seuil, 2007, prix Femina pour la Défense de la langue française). Elle dirige la collection « Le préau » aux éditions Actes Sud, qui explore les chemins de transmissions réinventées du savoir.

Linda Lê, née en 1963 au Viêt Nam, est arrivée en France en 1977, après la guerre. La langue française, apprise dès l’enfance, à Saigon, est devenue, sinon sa patrie, du moins un espace libre où explorer les exils et les ancrages. Entrée tôt en littérature, avec notamment Les Évangiles du crime (Fayard, 1992), dont une presse unanime a salué l’originalité exceptionnelle, elle publie nombre de romans, nouvelles et essais, la plupart chez Christian Bourgois, parmi lesquels : Calomnies (1993), Les dits d’un idiot (1995), Les trois Parques et Voix (1998), Lettre morte (1999), Personne (2003), In memoriam (2007), Cronos (2010, prix Wepler-Fondation La Poste), À l’enfant que je n’aurai pas (Nil, 2011, prix Renaudot-poche), Lame de fond (2012), Par ailleurs (exils) (2014, prix Louis Barthou de l’Académie française), Roman (2016). Son dernier ouvrage, Héroïnes (2017), trace le portrait de trois femmes qui incarnent le Viêt Nam en exil.

19h30 Concert de Maya Youssef
Syrian Dreams
Avec Barney Morse-Brown (violoncelle) et Elizabeth Nott (percussions) 

© Wiktoria Bosc

© Wiktoria Bosc

Biographie

Née en Syrie au sein d’une famille d’artistes et d’écrivains, Maya Youssef étudie la musique dès l’âge de sept ans au Sulhi al-Wadi Institute of Music puis au High Institute of Music and Dramatic Arts de Damas. Fascinée par les sonorités de cet instrument ancestral, modèle de cithare orientale, elle choisit de jouer du qanoûn, pourtant réputé être réservé aux hommes, et se forme aux traditions musicales arabes, turques, arméniennes et azéri. En 2012, elle bénéficie du programme Exceptional Talent du gouvernement britannique, lui permettant de s’installer en tant qu’artiste au Royaume-Uni. Établie à Londres, Maya Youssef enseigne le qanoûn et dirige un ensemble musical à la célèbre School of Oriental and African Studies, tout en poursuivant une carrière internationale en soliste et en quatuor. En 2017 sort son premier album Syrian Dreams qui, selon ses mots, est « un voyage intérieur, traversant six ans de guerre ». D’une générosité empreinte de virtuosité et d’humanisme, ses compositions témoignent que « jouer de la musique est un acte d’espérance et d’affirmation de la vie face à la mort ».

Programme du samedi 5 mai

11h00 Rencontre avec Tahmima Anam
Entre histoire et fiction
Modération : Matthew Wake
En anglais, traduit simultanément en français

© Wiktoria Bosc

© Wiktoria Bosc

Biographies

Tahmima Anam, née en 1975 au Bangladesh, a grandi entre Paris, New York et Bangkok. Anthropologue diplômée d’Harvard et romancière, également chroniqueuse pour la presse, elle vit aujourd’hui à Londres. Son premier roman, Une vie de choix (Les Deux Terres, 2009, pour la traduction française), a été traduit dans une douzaine de langues et a reçu le prix du meilleur premier livre du Commonwealth. Avec Un bon musulman (Actes Sud, 2012) et Les vaisseaux frères (2017), elle complète sa trilogie romanesque sur les questions d’identité individuelle et collective, entre racines bangladaises et vie occidentale. En 2013, la prestigieuse revue Granta la distingue parmi les meilleurs jeunes romanciers britanniques de la décennie. Et, en 2016, elle a été membre du jury du Man Booker Prize.

11h-12h30 Atelier pour enfants
Atelier encadré, en collaboration avec sept.info, site suisse de slow journalisme.
De 7 à 10 ans, enfants non accompagnés.

12h00 Lectures à voix haute

14h00 Grand entretien avec Yasmina Khadra
Modération : Pascal Schouwey
En français, traduit simultanément en anglais

© Wiktoria Bosc

© Wiktoria Bosc

Biographie

Yasmina Khadra est le nom de plume de Mohammed Moulessehoul, né en 1955 dans le Sahara algérien. Ancien officier de l’armée algérienne, il s’installe en France en 2001 pour échapper à la censure. Récompensée à deux reprises par l’Académie française, son œuvre est traduite dans une quarantaine de langues et a su toucher des millions de lecteurs. Sa trilogie Les hirondelles de Kaboul (Julliard, 2002), L’attentat (2005, prix des libraires et prix Tropiques) et Les sirènes de Bagdad (2006), consacrée à de récents conflits entre Orient et Occident, a largement contribué à sa renommée. Comptent aussi parmi ses romans les plus notables : À quoi rêvent les loups (1999), L’écrivain (2001), Cousine K (2003), Ce que le jour doit à la nuit (2008, Meilleur livre de l’année du magazine LIRE et prix France Télévisions), La dernière nuit du Raïs (2015), ou encore Ce que le mirage doit à l’oasis, avec Lassaâd Metoui, (Flammarion, 2017). Nombre de ses romans ont fait l’objet d’adaptations en bandes dessinées, au théâtre et au cinéma. Également scénariste, Yasmina Khadra prône sans relâche l’éveil à un plus grand humanisme.

15h00 Lectures à voix haute

16h00 Rencontre croisée Xiaolu Guo, Katja Petrowskaja et Gazmend Kapllani
Langue et identité
Modération : Michelle Bailat-Jones
En anglais, traduit simultanément en français

© Wiktoria Bosc

© Wiktoria Bosc

Biographies

Xiaolu Guo, née en 1973 dans un village de pêcheurs du sud de la Chine, a étudié à la Beijing Film Academy. Elle publie six romans en Chine, dont La ville de pierre (Philippe Picquier, 2004, pour la traduction française), avant de s’établir à Londres en 2002. Se partageant entre littérature et cinéma, ses œuvres questionnent les déplacements, la mémoire et les identités transnationales. Elle est l’auteure notamment du très remarqué Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants (Buchet-Chastel, 2008), écrit en anglais et traduit en vingt-trois langues, finaliste de l’Orange Prize for Fiction, et de Vingt fragments d’une jeunesse vorace (2009). En 2013, Xiaolu Guo figure sur la liste des meilleurs jeunes romanciers britanniques du magazine Granta. Son dernier titre, sous forme de mémoires, non traduit en français, Once Upon a Time in the East, a remporté le National Book Critics’ Circles Award en 2017. Elle est aussi réalisatrice de plusieurs films, dont She, a Chinese/Une Chinoise, Léopard d’or du Festival de Locarno en 2009.

Katja Petrowskaja est née en 1970 à Kiev en Ukraine, dans une famille russophone. Après des études littéraires à Tartu en Estonie, puis à New York, Stanford et Moscou, elle s’est installée à Berlin en 1999 où elle est journaliste pour divers médias russes et allemands. En 2013, elle remporte le prestigieux prix Ingeborg Bachmann. Son premier livre, Peut-être Esther (Seuil, 2015, pour la traduction française), qu’elle a choisi d’écrire en allemand, se dessine comme une quête des origines, au cœur d’une Mitteleuropa aujourd’hui disparue. Rapidement devenu un best-seller, multiprimé, il est traduit en dix-neuf langues.

Gazmend Kapllani, né en 1967 en Albanie, immigre en Grèce en 1991. Il y exerce différents métiers, tout en poursuivant des études à l’université d’Athènes, puis soutient un doctorat sur la représentation des Albanais dans la presse grecque et des Grecs dans la presse albanaise. Romancier, dramaturge, poète et éditorialiste reconnu, il est traduit dans de nombreuses langues. Ses ouvrages Je m’appelle Europe (Intervalles, 2012), Petit journal de bord des frontières (2013) et La dernière page (2015) font résonner les thèmes des frontières et de la migration, des totalitarismes et de l’histoire des Balkans. Ardent défenseur des droits de l’homme, de la justice et des minorités, Gazmend Kapllani a été victime, en raison de ses prises de positions, de nombreuses intimidations et menaces de mort de la part du parti néonazi Aube dorée. Il s’installe aux États-Unis en 2002 et réside actuellement à Boston, où il enseigne l’écriture créative et l’histoire européenne.

17h00 Lectures à voix haute

19h30 Concert de Noa 
Beyond Borders 
avec Gil Dor (guitare)

© Wiktoria Bosc

© Wiktoria Bosc

Biographie

Achinoam Nini, connue sous le nom de Noa, née en Israël de parents d’origine yéménite, a grandi aux États-Unis avant de revenir s’établir dans son pays natal. Compositrice et chanteuse israélienne de renommée internationale, elle a partagé la scène avec des stars telles Sting, Stevie Wonder, Pat Metheny, Quincy Jones, Andrea Bocelli et bien d’autres. Avec son complice de toujours, Gil Dor, elle a réalisé plus de quinze albums qui se sont vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde. Elle est l’auteure du thème du film La vie est belle, immense succès récompensé aux Oscars. Noa chante en six langues, elle a collaboré avec les plus grands orchestres symphoniques et s’est produite dans des lieux prestigieux, dont le Vatican et la Maison Blanche. Au-delà de son engagement passionné pour la musique, Noa dédie une grande partie de sa vie à promouvoir le dialogue et la paix entre Israël et la Palestine, et œuvre dans diverses associations. Elle fut notamment la première ambassadrice de bonne volonté israélienne de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture en 2003.

Programme du dimanche 6 mai

11h00 Rencontre croisée György Dragomán et Gazmend Kapllani
Frontières visibles et invisibles
Modération :  Ed Girardet
En anglais, traduit simultanément en français

© Tonatiuh Ambrosetti

© Tonatiuh Ambrosetti

Biographies

György Dragomán, né en 1973 à Târgu Mureș/Marosvásárhely en Roumanie, au sein de la minorité hongroise de Transylvanie, émigre en Hongrie à l’âge de quinze ans. Titulaire d’un doctorat de littérature anglaise moderne, il vit actuellement à Budapest avec sa famille. Ses romans, écrits en hongrois, reçoivent des prix de renom et sont traduits dans plus de trente langues. Le roi blanc (Gallimard, 2009, pour la traduction française, prix Jan Michalski de littérature 2011), saisissant à hauteur d’enfant la brutalité et l’absurde de la vie en pays totalitaire, est devenu un best-seller et a été adapté au cinéma en 2016. Parallèlement à son activité d’écrivain, György Dragomán traduit en hongrois des auteurs britanniques, tels que James Joyce, I. B. Singer, Neil Jordan, Irvine Welsh et Ian McEwan.

Gazmend Kapllani, né en 1967 en Albanie, immigre en Grèce en 1991. Il y exerce différents métiers, tout en poursuivant des études à l’université d’Athènes, puis soutient un doctorat sur la représentation des Albanais dans la presse grecque et des Grecs dans la presse albanaise. Romancier, dramaturge, poète et éditorialiste reconnu, il est traduit dans de nombreuses langues. Ses ouvrages Je m’appelle Europe (Intervalles, 2012), Petit journal de bord des frontières (2013) et La dernière page (2015) font résonner les thèmes des frontières et de la migration, des totalitarismes et de l’histoire des Balkans. Ardent défenseur des droits de l’homme, de la justice et des minorités, Gazmend Kapllani a été victime, en raison de ses prises de positions, de nombreuses intimidations et menaces de mort de la part du parti néonazi Aube dorée. Il s’installe aux États-Unis en 2002 et réside actuellement à Boston, où il enseigne l’écriture créative et l’histoire européenne.

12h00 Lectures à voix haute

14h00 Rencontre croisée Katja Petrowskaja et Vladimir Vertlib
Mémoire et chemins d’exil
Modération : Barbara Fontaine
En allemand, traduit simultanément en français

Biographies

Katja Petrowskaja est née en 1970 à Kiev en Ukraine, dans une famille russophone. Après des études littéraires à Tartu en Estonie, puis à New York, Stanford et Moscou, elle s’est installée à Berlin en 1999 où elle est journaliste pour divers médias russes et allemands. En 2013, elle remporte le prestigieux prix Ingeborg Bachmann. Son premier livre, Peut-être Esther (Seuil, 2015, pour la traduction française), qu’elle a choisi d’écrire en allemand, se dessine comme une quête des origines, au cœur d’une Mitteleuropa aujourd’hui disparue. Rapidement devenu un best-seller, multiprimé, il est traduit en dix-neuf langues.

Vladimir Vertlib, né en 1966 à Leningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), a émigré en 1971 en Israël avec sa famille avant de s’établir en Autriche, en 1981. Il vit aujourd’hui à Salzbourg. Récompensées par le prix Adalbert von Chamisso (décerné à un ouvrage de langue allemande écrit par un auteur dont ce n’est pas la langue maternelle) et le prix Anton Wildgans, ses œuvres sont traduites en plusieurs langues. Sa première publication en France, L’étrange mémoire de Rosa Masur (Métailié, 2016), a reçu un excellent accueil critique et public. Paraît également au printemps 2018, Lucia et l’âme russe. Grand conteur, Vladimir Vertlib parcourt les épopées du XXe siècle à travers des personnages hauts en couleur, secouant le mythe de l’identité.

15h00 Lectures à voix haute

16h00 Entretien avec Xiaolu Guo
Reconstruire ses identités entre cinéma et littérature
Modération : Ed Girardet
En anglais, traduit simultanément en français

Biographie

Xiaolu Guo, née en 1973 dans un village de pêcheurs du sud de la Chine, a étudié à la Beijing Film Academy. Elle publie six romans en Chine, dont La ville de pierre (Philippe Picquier, 2004, pour la traduction française), avant de s’établir à Londres en 2002. Se partageant entre littérature et cinéma, ses œuvres questionnent les déplacements, la mémoire et les identités transnationales. Elle est l’auteure notamment du très remarqué Petit dictionnaire chinois-anglais pour amants (Buchet-Chastel, 2008), écrit en anglais et traduit en vingt-trois langues, finaliste de l’Orange Prize for Fiction, et de Vingt fragments d’une jeunesse vorace (2009). En 2013, Xiaolu Guo figure sur la liste des meilleurs jeunes romanciers britanniques du magazine Granta. Son dernier titre, sous forme de mémoires, non traduit en français, Once Upon a Time in the East, a remporté le National Book Critics’ Circles Award en 2017. Elle est aussi réalisatrice de plusieurs films, dont She, a Chinese/Une Chinoise, Léopard d’or du Festival de Locarno en 2009.

16h30 Projection du film de Xiaolu Guo She, a Chinese/Une Chinoise
She, a Chinese/Une Chinoise
, de l’écrivain et réalisatrice Xiaolu Guo, suit le parcours de Li Mei (Lu Huang), qui quitte son village pour travailler dans une usine de Chongqing. L’expérience est désastreuse, la jeune femme part alors pour Londres en quête d’un « ouest » idéalisé, qui s’avèrera aussi dur que l’environnement qu’elle a quitté. Selon Xiaolu Guo, « ce film, très personnel, sur une jeune villageoise qui tente de rompre avec ses racines paysannes, renouvelle les codes du cinéma chinois traditionnel, traversant les frontières culturelles, pour proposer un regard artistique singulier et original. » She, a Chinese/Une Chinoise aborde avec maestria les questions contemporaines de l’identité entre deux cultures, de la vie ou survie dans un monde globalisé. Le film a reçu le Léopard d’or à Locarno en 2009, et a été acclamé dans de nombreux festivals.

18h30 Grand entretien avec Tahar Ben Jelloun
Modération : Pascal Schouwey
En français

Biographie

Tahar Ben Jelloun, né en 1947 à Fès, a étudié puis enseigné la philosophie au Maroc. Arrivé en France en 1971, il publie son premier roman chez Maurice Nadeau en 1973, suivi de poèmes chez François Maspero. Il collabore dès 1972 au journal Le Monde, puis à plusieurs journaux européens. Tahar Ben Jelloun est l’auteur d’une vingtaine de romans dont L’enfant de sable (Le Seuil, 1985), La nuit sacrée (1987, Prix Goncourt), Cette aveuglante absence de lumière (2001, International IMPAC Dublin Literary Award 2004), Le mariage de plaisir (Gallimard, 2016), ainsi que d’essais pédagogiques : Le racisme expliqué à ma fille (Le Seuil, 1998, Prix des Nations Unies pour la tolérance), L’islam expliqué aux enfants (et à leurs parents) (2002) et Le terrorisme expliqué à nos enfants (2015). Ses livres sont traduits en plus de quarante langues. Son dernier titre La punition (Gallimard, 2018) revient sur son expérience de captivité dans un camp disciplinaire de l’armée marocaine. Depuis 2010, il alterne écriture et peinture, développant une œuvre peinte qui a fait l’objet de plusieurs expositions à Paris, au Maroc, en Italie et à Dubaï.