Lucía Etchart
Burro cacao
S’inscrivant dans une démarche queer et décoloniale de déconstruction de la langue, contournant règles grammaticales et orthographiques, et faisant fi des normes littéraires, ce recueil de poèmes est un acte de réappropriation. Son autrice, jeune Uruguayenne dont les parents autrefois exilés parlaient parfois français à la maison, attrape cette langue et la fait sienne en dénonçant le classisme et le racisme que porte son historique rayonnement culturel. De courts poèmes en vers libres cinglants dont l’écriture frôle parfois la phonétique côtoient ainsi photographies annotées, strips de bande dessinée ou captures d’écran de publications Instagram, et dessinent le quotidien, les références et les réflexions d’individus que la littérature n’accueille jamais.
En lien
Aloïse, le rayonnement sublime
B-52 ou celle qui aimait Tolstoï
La joie ennemie
La solitude selon Lydia Erneman
Le bleu ne te va pas
Odyssée de la Vénus noire
Sans parler des blessé·es
Sur les traces de Pan
Transhumaner et organiser